Kisangani, l'insécurité continue - Communiqué de presse n°25 du RODHECIC



Title: Kisangani, l'insécurité continue - Communiqué de press



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source: RODHECIC
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INFO DH N°25/RDC/RODHECIC/2002
Kisangani, l'Insécurité continue
 Le Réseau d'Organisations des Droits Humains et d'Education Civique d'Inspiration Chrétien (RODHECIC) rappelle à l'opinion que le calme observé actuellement à Kisangani n'est qu'apparent .
 1. Tracasserie de la société civile.
 Dans une déclaration faite le 6 juin 2002 le gouverneur de la province Orientale a levé l'interdiction de fonctionnement qui frappait les associations de la société civile au lendemain des massacres du 14 au 15 mai.  Plus tard dans la journée, à l'issue de sa réunion, le Comité de Sécurité de la Province émettra un avis contraire. Il exigera que toute les organisations de la société civile renouvellent leurs permis de fonctionnement. Qu'avant la tenue de chaque réunion, les associations demandent une autorisation et qu'à la fin, elles dressent un procès verbal destiné à l'autorité.
 2. Soldats et policiers congolais en danger.
 Par ailleurs, certains soldats et policiers ayant été en faction à Kisangani en date du 14 et 15 mai 2002 sont poursuivis par les autorités du RCD. Au moins 30 d'entre eux sont aux arrêts dont Martin Ondekane, petit frère du commandant Ondekane et le Commandant Abedi. D'autres sont en fuite, en route pour Bumba, territoire sous contrôle du Mlc.
3. La nuit, insécurité à Mangobo et Matete.
 En rapport avec le massacre du 14 mai dernier, le RCD a mis en place une commission  conduite par Kitenge, adjoint au département de l'intérieur et, paradoxalement, le gouverneur de la Province Orientale qui devait être un des témoins est membre de cette  commission d'enquête.  Entre temps, dans la commune de Mangobo et de Matete, l'insécurité continue et plusieurs jeunes de ces quartiers ont déserté le lieu par peur d'arrestation, torture ou assassinat car les militaires rwandais patrouillent la nuit et se cachent la journée.
 Dans la nuit du 4 juin, un soldat rwandais nommé Santos est allé boire dans le Bar appelé Hewa Bora tenue par Mme Claudine. Ne voulant pas payer, il a menace de violer et ensuite de tuer la propriétaire. Depuis lors, cette dame par peur a fermé son Bar et à quitter le quartier.
 4. Réquisition et travaux forcés.
 Dans la journée du 6 juin, des militaires rwandais qui regagnaient leur camps de retranchement à Lowa sur la route de Lubutu ont réquisitionné, pour leur transport, une cinquantaine de cyclistes.  Ceux-ci  ne sont pas jusqu'à ce jour retourné à Kisangani. On craint pour leurs vélo et pour leurs vies.
 Le RODHECIC demande à l'opinion de maintenir la pression sur les autorités de l'APR/RCD afin :
-          qu'une Commission internationale soit créée que les responsabilités des massacres du 14 et 15 mai à Kisangani soient établies et punies ;
-          que Conseil de Sécurité accélère le processus de démilitarisation de cette ville martyre et le retrait des forces étrangères de la RDC.
Fait à Kinshasa, le 8 juin 2002
   Secrétariat du RODHECIC




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